(article paru dans l'autre info no7) - avril 2006) Incinération ou méthanisation ? Quelle sera la solution retenue ?
Après des changements de stratégies et de modes de traitement de la part d’Organom, après de multiples réunions d’informations proposées par ATTD (Association pour la Transparence dans le Traitement des Déchets), seule ou en collaboration avec d’autres associations sensibles à ce sujet, dont FOSV, nous sommes revenus « presque » au point de départ … Organom d’un coté, qui après des études complémentaires, propose la méthanisation associée au tri et au compostage. Les partisans de l’incinération de l’autre (dont certains sont élus d’Organom) qui s’appuient sur le plan départemental d’élimination des déchets pour repousser le projet d’Organom, aidés en cela par les « lobiistes » qui défendent leurs intêrets. Le plan départemental préconise une unité de valorisation thermique (incinénateur). Et nos déchets dans tout cela ? Eh bien, ils continuent à s’entasser à la Tienne
, ainsi qu’à Vaux, commune du Plantay. L’incinération, on le sait, est la plus mauvaise des solutions pour de multiples raisons (santé, coûts, anti-recyclage, …). Le procédé de méthanisation retenu par Organom jusqu'à ce jour, n’est pas la solution miracle. Pour être efficace, il exige une nouvelle démarche de tous les habitants.
Quelques pistes :
- Trier ses déchets en sortant de nos poubelles tout ce qui peut être recyclé (papier, verre, « ferraille », …) et utiliser les points d’apports volontaires disponibles dans tous les quartiers (sauf à Lingeat).
- Pour ceux qui ont un jardin (et nous sommes nombreux à Viriat dans ce cas), trier les fermentescibles (épluchures de fruits et légumes, restes de repas, pelouse,…) les rassembler en faisant un tas ou en les stockant dans un composteur pour obtenir du compost.
- Refuser la publicité dans votre boite aux lettres en apposant sur celle-ci l’autocollant que vous trouverez en mairie et mis à disposition par le ministère de l’environnement.
- Privilégier l’achat de produits emballés, ou sur emballés, dans du carton plutôt que dans des films plastiques.
En essayant d’appliquer ces quelques conseils , vous serez surpris dès la première semaine de voir le volume et le poids du sac que vous poserez au bord de la route. Malgré les efforts de tri, le prix de la taxe des ordures ménagères ne baisse pas. Chaque tonne de déchets déposés à la Tienne coûte environ 19 Euros en 2006 à la commune de Viriat et il est prévu qu’elle coûtera environ 90 Euros en 2011. Une solution alternative existe pourtant pour récompenser financièrement les bons trieurs. La taxe actuelle, basée sur la valeur locative qui sert au calcul de la taxe foncière, pourrait être transformée en redevance. Cette redevance serait calculée en fonction du poids (pesée embarquée) ou du nombre de levées (nombre de poubelles ramassées sur l’année), et cela, après que la capacité de votre poubelle ait été définie en fonction de votre production hebdomadaire de déchets. En attendant que les décisions définitives soient prises, nous pouvons, dès à présent, à notre niveau de "citoyen producteur de déchets ménagers", agir pour réduire de manière significative le volume de déchets à stocker à la Tienne.
Quand vous posez votre poubelle au bord de la route, pensez à ceux qui vivent dans l’environnement de la Tienne, avec entre autre les nuisances olfactives importantes, parce qu’au train où vont les choses, ils vont devoir respirer des odeurs désagréables encore longtemps …
Les PIE : Point-Info-Emploi : Une idée qui a fait du chemin
un grand merci aux actrices et
acteurs du PIE qui ont collaboré à la rédaction de ce document. Félicitations pour leur engagement bénévole dans cette action citoyenne..
Dans les années 95, au plus fort des chiffres du chômage
(environ 3 millions de demandeurs d’emploi), Hubert Guillet et des membres du collectifs ACT 01, ont pensé qu’une structure de proximité était indispensable pour accompagner les demandeurs
d’emploi dans leur parcours. Un essai a été fait à Bourg en Bresse mais n’a pas été concluant.
Hubert Guillet a alors pensé qu’il serait plus facile de commencer dans une commune périphérique de Bourg où
les gens se connaissent mieux et où il est peut-être plus facile de rencontrer les personnes en recherche d’emploi. La municipalité de Viriat, de l’époque, a été sollicitée et a tout de suite répondu favorablement en mettant à disposition un local, le téléphone et un
ordinateur.
En janvier 96, après consultation et information auprès des diverses
organismes - ANPE, DDTEFP, Chambres consulaire- le Point-Info-Emploi ouvrait ses portes, porté par la commission des Affaires sociales de Viriat, l’accueil étant assuré par des bénévoles.
Le concept se voulait souple : accueil en groupe convivial…. avec le café, mise en réseau des connaissances de
chacun, pas d’obligation de présence mais un travail en confiance pour essayer de franchir les écueils que rencontrent les demandeurs d’emploi : aide à la rédaction du CV et de la lettre de
motivation, conseils sur l’entretien d’embauche, consultation des offres d’emploi de l’ANPE et de la presse locale, réunions d’informations, etc…
Succès immédiat : 19 personnes présentes le jour de l’ouverture !!
L’idée a séduit les communes voisines : St Denis ouvrait un Point-Contact-Emploi en octobre 1996, Jasseron et
Péronnas suivaient en 1997. Des rencontres régulières avaient lieu entre les différents PIE pour échanger sur le fonctionnement, améliorer le service, organiser des réunions
d’informations….
Bien vite les bénévoles ont ressenti les limites de leur mission et ont fait part aux élus de la nécessité d’être
épaulés par un professionnel.
Le projet a été soumis à la communauté de communes et a abouti en 2000 avec le recrutement d’une professionnelle : Muriel BANSILLON, le poste étant financé par le PLIE -Plan Local pour
l’Insertion et l’Emploi- puis par l’agglo et le conseil général.
Ceci a permis d’ouvrir d’autres PIE sur la ville de Bourg : la Reyssouze, Pont des Chèvres, Croix-Blanche,
les Vennes. Actuellement 8 PIE fonctionnent sur l’Agglo, à raison d’une permanence d’une demi-journée par semaine avec l’animatrice et un réseau d’une quarantaine de bénévoles. Des
formations sont assurées afin de les aider dans leur rôle d’accueil, d’écoute et d’accompagnement. Les PIE sont reconnus et conventionnés par l’ANPE.
(article paru dans l'autre info no7 _ avril 2006) Quel type de commerces pour demain ? Le printemps est là et l’on voudrait nous faire fleurir des magasins un peu partout Si tous les projets de développement commerciaux se réalisent, la surface de chalandise passera sur l’agglo de 120 000 à 175 000 mètres carrés. Dans cette course aux mètres carrés, nos élus ont-ils pris en compte, à Bourg ou dans les communes de l’agglo, la pérennité des petits commerces de proximité utiles à un grand nombre d’entre nous ? Dans la même logique, aujourd’hui, le bureau de Poste de Viriat n’est ouvert au public que quelques heures par jour.
De nombreuses communes rurales se battent pour maintenir leurs commerces et services publics de proximité. Si nous ne sommes pas vigilants, demain, ce sont les nôtres qui disparaîtront
(article paru dans notre bulletin d'information no4 de décembre 2003) Pentecôte 2003, un important rassemblement de gens du voyage investit une grande prairie au pied du quartier Jayr. Comme chaque fois, l’installation s’est faite rapidement et comme chaque fois, c’est le branle-bas de combat, des riverains en émoi et des responsables politiques que l’on interpelle. Mais au fait, comment ont-ils « atterri » ici ? Depuis plusieurs jours (donc avant leur arrivée) les élus et les autorités administratives savaient. En effet, si tout à chacun imagine que c’est l’inorganisation qui régit ce type de regroupement, les responsables (des pasteurs bien souvent) ont bien au contraire « tâté » le terrain et averti au préalable les élus et les autorités de leur arrivée imminente. On ne pose pas non plus facilement 140 caravanes n’importe où et n’importe comment ! Oui mais encore, pourquoi ici, sur une propriété privée ? Parce qu’à l’évidence il n’existe aucune aire d’accueil officiellement reconnue sur l’agglo pour un rassemblement aussi important. Une lacune qui fait que demain, on se retrouvera dans la même situation. Et pourtant le dernier plan d’occupation des sols (POS devenu PLU) avait pris en compte l’accueil des grands rassemblements des gens du voyage. Un vaste terrain situé en bordure de l’axe Bourg – Mâcon à Viriat avait à cette époque été identifié et retenu en emplacement réservé. Depuis les dernières élections de 2001, alors que la réflexion sur ce dossier était déjà bien engagée, celui-ci n’a pas évolué d’un « pouce » et les élus semblent tout bonnement se satisfaire de cette situation. Que n’a t-on pas entendu de la part de nos élus sur leur capacité à gérer avec brio et compétence ce dossier, l’autosatisfaction et les diverses congratulations n’ont en rien fait avancer durablement cette affaire. Pourtant en réunion publique l’agglo, par la voix du responsable de ce dossier, s’est engagé à trouver rapidement une solution qui permettra de traiter efficacement et durablement ce problème. Plusieurs solutions ont été avancées, entre autre l’agglo a imaginé des terrains d’accueil tournants, en clair chaque année c’est une commune différente qui se charge de l’accueil des grands rassemblements … une autre idée a émergée, celle d’avoir plusieurs petits sites disponibles pour répartir les caravanes … difficilement imaginable quand on sait que généralement ces groupes disposent d’installations communes (chapiteaux) et qu’au contraire ils souhaitent pour des raisons pratiques rester groupés. Après bientôt 3 ans de tergiversation, il serait grand temps que nos élus intercommunaux se décident à traiter ce dossier. Une fois encore, ce ne sont pas les moyens qui devraient manquer pour engager les travaux d’aménagement sommaire (accès, salubrité, sécurisation), c’est tout simplement un déficit évident de volonté politique à régler ce problème une fois pour toute. Et le propriétaire des lieux dans tous ça, devant le fait accompli, il n’a eu d’autre choix que d’accepter. Et l’exploitant, après un succinct nettoyage de la parcelle et après avoir rencontré notre maire il y a environ 6 mois, il attend toujours une réponse de l’agglo pour le montant de l’indemnité pour la dégradation de la pâture.
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